Fathi Derder, sans détour (sans apparentement non plus)
Dans le Matin, Christine Salvadé nous pond un joli article à l'encontre de Fathi Derder, candidat PLR (VD) au Conseil des Etats et au Conseil National. http://www.lematin.ch/actu/suisse/les-naifs-et-les-salauds Oskar Freysinger aurait fait une vidéo à deux balles pour lui prouver qu'elle avait raison de penser ce qu'elle pense de lui, mais Fathi Derder a eu l'intelligence de pondre ce texte clair et qui fait plaisir à lire. Réponse cinglante. En quelques lignes, voilà pourquoi l'UDC est nocive à la Suisse: "Un malentendu s’est invité dans la campagne : le PLR vaudois pourrait, dit-on, faire alliance avec l’UDC. Et le malentendu est de taille ! A lire Christine Salvadé, dans le Matin Dimanche (4 septembre), en page 23 : « A côté de son profil tout bronzé, Fathi Derder m’écrit rageusement que, apparentement ou pas, l’UDC est un parti « irresponsable » avec lequel il ne fera « jamais alliance ». Ah ? donc, d’accord pour mêler les bulletins de vote mais pas pour partager les idées ? » Fin de citation. Passons outre l’allusion à mon « bronzage », pour nous intéresser au fond : je n’écris rien « rageusement ». Je dis, et redis, calmement, depuis le début de la campagne (cf Le Temps du 29 juin), que l’UDC défend l’indéfendable. En s’attaquant à la libre circulation des personnes, l’UDC s’attaque aux emplois suisses. Elle s’en prend à la main d’œuvre indispensable à notre tissu économique. L’UDC s’attaque au cœur de notre prospérité. Celle-là même que le PLR défend, contre le dogmatisme d’une certaine gauche. L’apparentement PLR – UDC est devenu, dans ces conditions, inacceptable. La Suisse est menacée par une crise économique majeure. Les emplois sont en danger. Le pouvoir d’achat des Suisses est en danger. Je comprends l’intérêt historique des deux partis et les enjeux de politique politicienne, notamment contre la gauche en vue des élections cantonales. Mais je ne peux le défendre, au vu des enjeux nationaux en question. Le PLR doit dénoncer l’accord et l’apparentement passé avec l’UDC. Nous avons besoin de main d’œuvre qualifiée. Mais il y a pire : dans cette campagne, l’UDC s’attaque à nos retraites. Comme je l’écrivais au mois de juin dans le Temps : dans les dix prochaines années, 30% de la population active sera à la retraite. La Suisse seule ne peut remplacer que 12% de cette main-d’œuvre. Nous avons besoin d’immigration. Et l’UDC s’y oppose. Non : je ne ferai jamais alliance avec l’UDC. L’UDC combat notre prospérité, pour gagner trois sièges et demi. Sur fond de haine et de populisme, l’UDC défend une politique de la peur qui n’a jamais fait la force de la Suisse. Avec des campagnes d’affichages qui me font honte. Et en l’occurrence, l’UDC défend une politique qui va nous faire perdre des emplois, notre pouvoir d’achat, et notre prospérité. Non, l’UDC ne mérite pas notre respect. C’est dire si nous devons à tout prix éviter toute alliance avec ce parti dont nous ne partageons pratiquement aucune valeur. Non : je ne ferai jamais alliance avec l’UDC. Il n’y a rien de « rageur » dans cette réflexion. Juste un constat : nous ne partageons aucune valeur avec l’UDC. Il faut en finir avec le mythe du « bloc de droite ». J’ai davantage d’affinités avec l’humanisme de certains sociaux-démocrates qu’avec l’étroitesse d’esprit des populistes de droite. Suis-je pour autant de gauche ? Je ne sais pas, je m’en moque. Car je sais une chose : je suis libéral. Au sens historique du terme : ouvert sur le monde, ouvert sur les cultures, ouvert à la libre entreprise, à la concurrence … Non : je ne ferai jamais alliance avec l’UDC. Je ne peux pas faire alliance avec le parti de la peur, de la haine, et du rejet de l’autre. Surtout quand ce parti nuit à nos emplois. Donc non : l’apparentement avec l’UDC ne me paraît pas possible. C’est une bêtise, à l’heure où le PLR suisse a compris que nous devions tourner le dos à ces « fossoyeurs d’emplois», comme le dit justement Fulvio Pelli… Je tiens donc à affirmer ici avec force mon opposition totale à cette idée d’apparentement. C’est une bêtise inacceptable. Le PLR défend des valeurs qui font la richesse, la prospérité, et la force de la Suisse. La liberté d’entreprendre, la liberté de penser, la liberté de commercer. Or, l’UDC est en contradiction frontale avec ces valeurs. Certes, une décision a été prise par les partis libéraux et radicaux vaudois au début de l’été. La décision d’un apparentement, dans un contexte de crise liée aux changements du candidat libéral aux Etats. Cette décision était mue par la stratégie d’une alliance technique, de pure répartition des voix avec un partenaire historique du bloc de droite. Mais, comme je l’ai dit : le bloc de droite est mort… Cet apparentement est compréhensible d’un point de vue historique, et en vue des prochaines échéances cantonales. Mais il n’est pas tenable au vu de l’actualité et de l’évolution récente de l’UDC. Donc non : je ne ferai jamais alliance avec l’UDC. Et je ne ferai pas campagne avec l’UDC, « parti de la peur », irresponsable, et fossoyeur d’emplois. Par amour du libéralisme. Et par amour de la Suisse. Fathi Derder, candidat PLR-Les Libéraux (VD) au Conseil des Etats et au Conseil National."
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